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Du rififi à La Haye

e-boerenrechtbank-te-Puiterveen-Pieter-Tanje-naar-Cornelis-Troost-1752-1761

Luttes de pouvoir entre la ville de La Haye et « la Cour », c’est-à-dire le pouvoir central

 

‘Haagse bestuurders en ambtenaren’ in: Th.F.Wijsenbeek-Olthuis ed., Den

Haag geschiedenis van de stad 2. De tijd van de Republiek (Zwolle 2005) 90-120.

L’autopsie était une source récurrente de conflits. En 1699, par exemple, le substituut-chout* Van der Dussen – un officier de police du conseil municipal, avec lequel la Cour avait déjà eu des démêlés dans une affaire similaire – détenait le cadavre d’un homme poignardé à mort sur le Voorhout et ce, bien que quelqu’un s’était déjà rendu à la Cour pour signaler le crime. La Cour a décidé d’incarcérer à nouveau Van der Dussen au Voorpoort et de convoquer son supérieur, le bailli de La Haye. Ce bailli a également été par la suite privé de sa liberté. La Cour, qui avait appris la fois précédente qu’il fallait faire preuve de rapidité dans ce genre d’affaires, a banni Van der Dussen des Pays-Bas pour trois ans, avant que le conseil municipal n’ait eu le temps de faire appel aux États. Malheureusement, le conseil municipal a réussi à porter plainte dans la journée auprès des États, qui ont ensuite relâché les deux prisonniers et suspendu la peine jusqu’à ce qu’ils aient rendu leur verdict. Comme seul un arrangement provisoire a été conclu, un cas similaire allait se produire plus tard, en 1760. Cette année-là, le corps d’une ancienne servante Elisabeth Spiering était retiré du canal de la Stille Veerkade et remis entre les mains du conseil municipal. La Cour a exigé le corps, même si le conseil municipal pouvait facilement démontrer qu’elle avait droit à la garde du cadavre. Cependant, la Cour n’en a pas été convaincue. Elle a convoqué plusieurs réunions avec la municipalité de La Haye, au cours desquelles les deux parties ont tenu bon et la Cour a finalement décidé de prendre possession de force du cadavre. Elle a envoyé ses forces de police sur le lieu où se trouvait le cadavre, a fait enfoncer la porte malgré les protestations du substituut-schout* et a fait enlever le corps. Naturellement, la municipalité a immédiatement porté plainte auprès des États, qui ont ordonné la restitution du corps. Après de nombreuses chicanes, la Cour a fini par le rendre.

*Substituut-schout = bailli adjoint ? ou simple officier de police ? il semble avoir la police municipale sous ses ordres.

NB : depuis la publication de cet article, j’en ai retrouvé une version plus complète, que vous trouverez ci-dessous : « Du Rififi 2 » Malheureusement, cet article n’est pas sourcé. Si quelqu’un reconnaît cet article, prière de m’envoyer les références… 

NB2 : depuis, j’ai trouvé un acte concernant un substituut- schout van der Dussen, de La Haye, et la date correspond avec le nôtre. Son prénom était Jacobus, et sa mère Neetje van OPMEER. Mais toujours aucune connexion avec notre généalogie. Cliquez pour visualiser le document.