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Château d’Ottignies

chateau d' ottignies

Le Château d’Ottignies

Ses hommes, son histoire
Etienne van der Dussen de Kestergat – 2016

 

 

 

Note préliminaire : résumé de Ville et Commune de Belgique

« Tarlier et Wouters » : 1873.

 

Le château d’Ottignies est situé dans la vallée de la Dyle, sur un éperon rocheux à proximité immédiate du centre de la ville. Il trouve ses origines au moyen-âge, il est certain qu’un château existait déjà à cet emplacement en 1180.

 

Avant cette date, des informations mentionnent l’existence d’un pavillon de chasse appartenant aux ducs de Brabant. Il faut rappeler qu’à cette époque, la forêt de Soignes s’étendait sur une bonne partie du Brabant.

 

Au douzième siècle les Châtelains de Bruxelles étaient, dans le principe, Seigneurs d’Ottignies et propriétaires du château. Faisaient encore partie de la seigneurie, l’abbaye de Bonne Espérance en Hainaut et l’église de Gentinnes.

 

Les Seigneurs avaient le droit de lever la grande et la petite dîme ce qui leur donnait une rente non négligeable.

 

A la même époque apparaît une famille, du nom d’Ottignies.

 

Le Châtelain Godefroid d’Ottignies, de concert avec sa femme Heylewige, avec le consentement du Duc Henri 1er, fit don de la petite et de la grande dîme à l’abbaye d’Aywières.

 

 

Le château et ses hommes.

 

  1. Les Seigneurs d’Ottignies.

 

1178 :  Godefroid d’Ottignies, qui était également seigneur de Gentinnes, détenait la seigneurie d’Ottignies. De concert avec Beatrix de Limal, il donna Gentinnes à l’abbaye de « Bonne Espérance ».

 

1224- 1245 : Boson et son frère Godefroid furent les exécuteurs testamentaires d’Arnoul de Walhain.

 

1244 : Jean, fils de Godefroid est cité avec son oncle et son père.

 

1312 : Jean III, Duc de Brabant donna en fief les terres, le château et le village d’Ottignies, Blocquerie (Blocry), Crestiemont (Stymont ?) à son vassal Jean d’Ottignies fils de Godefroid. Ce dernier fut promu au rang de chevalier et Seigneur d’Ottignies. Il acheta de nouvelles terres à Ottignies.

Godefroid épousa de Rixensart.

 

1370 : Isabelle, fille de Jean, épouse Thierri Stradiot Seigneur de Farciennes.

En secondes noces, elle se marie avec Godefroid de Sombreffe fils du sire Jean II de Sombreffe. Ces alliances apportèrent des mutations importantes dans les seigneuries avoisinantes (Bierges, Limal, Rixensart).

 

Les seigneurs de Sombreffe. 1379 – 1484

 

1379 : Par son mariage avec Godefroid, Isabelle transmit Ottignies à la famille des Seigneurs de Sombreffe. Il s’ensuivit une longue possession d’Ottignies par les seigneurs de Sombreffe. Marie fille de Godefroid et d’Isabelle possédait Ottignies, Rixensart, Henripont. Elle acheta par ailleurs plusieurs demeures, masures, moulin et terres dans Ottignies.

 

Leur fils Godefroid II de Sombreffe hérita de la seigneurie d’Ottignies et épousa Marguerite fille du Seigneur d’Enghien.

 

Leur fils Jacques de Sombreffe épousa Marguerite de Roisin.

 

Jean, fils de Jacques eut une fille, Marguerite qui épousa successivement Robert, Comte de Wirnenbourg et Gilles Sire de Brandenbourg qui releva Ottignies en 1484

 

La famille de Wirnenbourg et de Mandersheydt. 1484 – 1594

 

Par son mariage avec Robert de Wirnenbourg, Isabelle de Sombreffe transmit la seigneurie d’Ottignies dans cette famille. De ce mariage naquit Philippe de Wirnenbourg qui hérita de la Seigneurie d’Ottignies. Par son mariage en secondes noces avec Gilles de Brandenbourg, Isabelle eut 3 fils dont Conon.

 

En 1519, Jean de Wirnenbourg, fils de Philippe, transmit la seigneurie à son demi-frère Conon. Ce dernier vendit l’ensemble de ses seigneuries et ne conserva que les terres et le château d’Ottignies.

Sire Thierri comte de Manderscheydt, parent de Conon reprit le bien et le transmit à son fils Thierri le jeune, qui le transmit  à son fils également nommé Thierri .

S’ensuivit alors une période de grande instabilité avec de très nombreuses relèves toujours dans la famille de Manderscheydt.

 

Ernest de la Marck, Comte de Manderscheydt vendit le château et ses terres en 1594 au Chevalier Nicolas Damant qui devient de la sorte Seigneur d’Ottignies.

 

La famille Damant. 1594 – 1632

 

Le Chevalier Nicolas Damant est Vicomte de Bruxelles, Chancelier de Brabant et Conseiller d’état.

 

Il aura une fille Eléonore Damant. Cette dernière épousa Philippe-Philibert de Spangen qui fut bailli du Brabant. L’histoire nous apprend qu’il était fort apprécié de l’Archiduc Albert d’Autriche. Ensemble ils eurent 3 fils dont l’aîné Nicolas Antoine de Spangen releva Ottignies en 1632.

 

La famille de Spangen : 1632 – 1740

 

Nicolas Antoine fut également Balli du Brabant, Seigneur de Mousty et Lieutenant-colonel au service de l’Autriche

 

Une série de conflits semble avoir émaillé la succession du château, qui passa ensuite de main en main, sans beaucoup de relief, mais toujours dans la famille de Spangen.

La famille Berthout de Palma de Carillo. 1740 – 1811

 

Charles Antoine de Spangen, dernier propriétaire du château, le vendit à Anne Geneviève de Palma-Carillo veuve d’Alexandre Berthout, Seigneur de Quenonville.

 

Son fils Alexandre Berthout de Carillo hérita de la propriété en 1740. Il fut anobli Vicomte et épousa Catherine de Jonghe de Walbourg. Ils eurent un fils en 1738 Guillaume François. Lors du décès de son épouse dont il n’avait pas eu de descendance, Guillaume François, se remaria avec Angélique baronne de Vicq de Cumptich, de 42 ans plus jeune que lui.

 

Sentant la mort venir, sans succession, il prit les dispositions testamentaires de laisser la propriété du château d’Ottignies à sa jeune épouse à la double condition suspensive : qu’elle se remarie et qu’elle donne naissance à un fils (acte passé devant le notaire Thomas de Bruxelles).

 

Il décéda en 1810 et fut enterré dans l’ancien cimetière de l’église Saint-Rémi, contre la façade sud. Une pierre tombale ancrée dans la maçonnerie extérieure, subsiste de nos jours.

 

Il fut le dernier seigneur féodal d’Ottignies, la révolution ayant aboli tous les privilèges. Seul le château subsista dans le patrimoine de la famille Berthout de Carillo.

 

La seigneurie d’Ottignies s’éteignit de la sorte.

 

La famille de Marcq de Tiège : 1811 – 1929

 

Comme demandé par feu son époux, Angélique épousa en 1811 Paul Henri Dominique Baron de Marcq de Tiège et lui donna 3 fils rendant parfaite la clause de propriété. Paul de Marcq de Tiège fut Bourgmestre d’Ottignies de 1819 à 1866.

 

Les deux fils aînés moururent célibataires. Le plus jeune, Louis de Marcq de Tiège, né en 1823 épousa Céline le Gros d’Incourt. Ils eurent deux enfants dont la plus jeune, Louise baronne de Marcq de Tiège, née à Bruxelles en 1853 reprit le château. Elle épousa Alphonse de Thomaz de Bossierre en 1874.

 

Ils entreprirent des travaux de rénovation du château et vinrent s’y installer en 1894. Alphonse devint bourgmestre d’Ottignies. Ensemble, ils eurent 6 enfants : Valentine, Gaston, Raoul, Marguerite (Rita), Etienne et Charlotte.

 

Durant la première guerre mondiale, Gaston fut tué sur le front de l’Yser et Etienne périt dans le naufrage du Lusitania. Pendant cette période, la propriété fut réquisitionnée et occupée par les Allemands. L’orangerie fut transformée en hôpital.

 

 

La famille de Thomaz de Bossierre : 1929 – 1966

 

Au décès de leur mère, Louise, en 1929, Valentine, Marguerite et Charlotte reprirent, ensemble, la propriété de leur mère.

 

Des trois sœurs, seule Charlotte la plus jeune se maria. Elle épousa Marcel van der Dussen de Kestergat en 1919. Ils eurent 3 enfants Jacques, Jean-Marie, et Nicole. Il fut conseiller communal.

 

Durant la seconde guerre mondiale, le château fut à nouveau réquisitionné et occupé par les Allemands.

 

Marcel décéda en 1962. En 1966 au décès de Charlotte de Thomaz de Bossierre, son fils Jacques van der Dussen de Kestergat reprit la propriété.

 

La famille van der Dussen de Kestergat : 1966 –

 

Jacques épousa Eliette Puissant. Il était ingénieur chimiste et directeur d’une succursale de l’Union Allumetière.

Ils eurent 4 enfants Etienne, Alain, Kathleen et Sylviane.

Eliette décéda en 1976 et Jacques en 2000.

 

Etienne van der Dussen de Kestergat épouse Chantal Timmermans en 1976. Ils ont ensemble 4 enfants Nicolas, Valérie, Christophe et Thibaud.

 

L’état général du château et de ses dépendances ayant subi les outrages du temps, une vaste campagne de rénovation fut entreprise dès 2003. En 2012, Etienne et Chantal réintégrèrent le site.

 

 

 

Le château et son architecture.

 

Au 11ème siècle, le site du château était mentionné sous la forme d’un pavillon de chasse juché sur un petit piton rocheux en bordure de rivière. La forêt de Soignes s’étendait jusqu’à Ottignies et était réputée giboyeuse.

 

En 1180, un château existait à Ottignies. Nous n’avons aucune information sur son architecture ni son ampleur.  Les traces laissées par les transformations successives et les épaisseurs variables de certaines maçonneries laissent penser que le château était refermé sur une cour centrale et que la tour actuelle, du moins les caves, seraient d’origine.

 

Il est fort probable que le puits avec une profondeur de 16m50 (le niveau de la Dyle), existait aussi à l’origine (sans la margelle datant du 19ème siècle). Il est tout aussi probable que la ferme existait. La vie d’un château sans cet outil de survie était pour l’époque peu plausible. Les jardins et l’orangerie sont nettement postérieurs, probablement début du 19ème siècle.

 

Suite à un incendie, le château fut reconstruit en 1626 date inscrite sur la façade de la tour.

 

Une gravure de Harrewijn datée de 1692 donne une première image précise du site. Nous constatons que le château s’articulait autour de la cour intérieure fermée. La présence de la ferme y est prouvée. La découpe des actuels murs d’enceinte sont strictement conformes à la gravure. Le pigeonnier sur la porte cochère de la ferme à, quant à lui, disparu (probablement lors de l’incendie de la ferme au 19ème siècle). La porte cochère y est présente.

 

Les caves abandonnées sous la première terrasse palière prouvent également que des bâtiments fermaient la cour sur son côté nord-ouest (la gravure de Harrewijn représentait ces bâtiments).

 

Entre 1689 et 1735 la toiture de la tour fut réduite et amenée à la dimension actuelle (suppression de la quatrième roue de charpente). Les bâtiments sur la première terrasse ont disparu. Il est tout aussi probable que le parc date également u 18ème siècle.

 

Par contre, aucune archive n’existe quant à la construction de l’orangerie, des jardins, des murs d’enceinte, de la grille monumentale ni de la ferme. Au 19ème siècle, le mur d’enceinte Sud-Est (fermant la cour) fut supprimé et une grille monumentale fut posée.

 

Au décès de Jacques van der Dussen de Kestergat, en 2000, le château a été repris par son fils aîné Etienne van der Dussen de Kestergat, architecte et urbaniste qui a conçu un vaste programme de réhabilitation et de remise en valeur du site.

 

Le château

 

  • Le château a été rénové en tenant compte des normes d’une vie contemporaine, tout en respectant strictement les parties historiques. Un nettoyage des éléments « parasites » malencontreux, ajoutés anachroniquement au fil des siècles, a été effectué :

 

  • Deux salons ont été entièrement rénovés « à l’identique » en préservant et réparant les lambris de chêne datant de la transformation de 1735 (description dans le cahier des charges de l’époque).

 

  • Le boudoir empire a été rénové à l’identique, seuls les outrages du temps ont été effacés.

 

  • Le hall d’entrée principal et la cage d’escalier (sur ses deux niveaux), dont les travaux de construction ont été décrits dans le cahier des charges de 1735, ont été rénovés à l’identique.

 

  • La salle à manger a également été rénovée à l’identique.

 

  • Les locaux de service (cuisine, buanderie, couloir de service, locaux de rangement, sans intérêt historique et en état de délabrement avancé, ont été, quant à eux, rénovés et rendus conformes à une vie contemporaine.

 

  • Le premier étage, en état de délabrement avancé et sans intérêt historique, a été entièrement rénové. Les cloisons parasites (dont certaines à travers les fenêtres condamnées) ont été supprimées et reconstruites avec cohérence.

 

  • Le second étage est inoccupé. C’est un vaste grenier divisé pour chacune des ailes. Les charpentes en madriers de chêne, assemblés par chevilles en acacia sont remarquables et datent de la reconstruction de 1626. Seuls les planchers, vermoulus doivent être remplacés. Curieusement certaines pièces de charpente sont des pièces de récupération (probablement antérieure à l’incendie du 17ème siècle)

 

 

 

  • La tour est constituée de 6 niveaux
    • Une cave avec voûte en berceau dont l’épaisseur des murs est supérieure à 1m00.
    • Un rez-de-chaussée constitué d’un des salons décrits
    • Un premier étage constitué d’un salon moderne
    • Un deuxième étage comprenant un local inoccupé.
    • Un troisième étage est couvert par la première roue de charpente. Elle est revêtue d’un plancher.
    • Un quatrième étage, dégage une remarquable charpente, constitué de la deuxième et de la troisième roue. Ces 3 roues superposées permettent de passer d’un plan carré à un plan octogonal.
    • Le rejointoyage des murs et le remplacement des planchers vermoulus restent encore à faire.

 

 

Les jardins, annexes, abords et dépendances

 

  • Les jardins en étages successifs ont été créés au 19éme siècle. Jusqu’en 1960 ces jardins étaient constitués d’une partie à la française et une partie en potager. En 2002, ils furent transformés en jardins d’agréments

 

  • Le niveau de la cour d’honneur date de l’origine de la propriété. Cette cour est entourée des ailes Nord et Est du château, des écuries et de la ferme (photo d’avant les transformations de 2013).

 

 

  • Les accès au château ont été modifiés suite au développement du centre d’Ottignies et la nécessité d’élargir le carrefour. Le mur de clôture Est (apparent sur la gravure de Harrewijn) a été détruit (probablement au 18ème siècle.

 

 

 

  • Un puits (remontant probablement au 12ème siècle) descend à une profondeur de 16m50 (niveau de la Dyle) avec une sur-profondeur probable de 2m00. La partie supérieure (+/- 2m00) et sa margelle ont été réalisés en maçonnerie de brique. En dessous, la colonne a été creusé dans la partie schisteuse du terrain jusqu’au niveau de la nappe phréatique.

Un plancher en bois laisse penser que le niveau inférieur du puits n’est pas atteint. De nouvelles recherches devraient se faire. Les travaux du centre d’Ottignies ont cassé la nappe phréatique de telle sorte que l’eau n’est plus apparente.

 

La margelle du puits est de style romantique donc nettement postérieure à sa construction. Pendant les travaux de rénovation de la cour, les traces de fondations ont été découvertes dans le sol laissant penser que logiquement le puits initial était, pour des raisons évidentes, enfermé dans un bâtiment annexe (probablement adossé au mur d’enceinte disparu). Un traçage, en pavés, de ces fondations a été effectué.

 

 

 

  • Le terrain étant naturellement fort incliné (entre le point bas de la propriété et son point haut, il y a plus de 40 mètres de dénivelé) les jardins ont été étagés par terrasses successives liées entre elles par des escaliers en pierre bleue (1735).

 

 

Les 3 volées d’escalier de jardin

Entièrement en pierre bleue massive, elles datent de 1735 et présentent des traces de vétusté avancées.

 

  • Le premier niveau de terrasse a été réalisé sur les caves des bâtiments nord du château (disparus à une date indéterminée entre 1692 et 1735).

 

  • Ces caves, voûtées en berceau ont été rejointoyées et sauvées en 1960. Malheureusement, sans étanchéité, elles sont régulièrement inondées… depuis 1735. Une réflexion de sauvetage est indispensable.

 

 

 

 

 

  • Le deuxième niveau de terrasse constitue le grand jardin (1/2 ha). Une des extrémités du jardin a été aménagée e pièce d’eau en cascade. L’autre côté est bordé par l’orangerie, la serre, les ateliers et l’accès à la basse-cour.

 

 

 

  • L’orangerie possède des proportions harmonieuses, tant en plan et volumétrie que dans ses façades.

 

 

Elle est toujours utilisée dans son affectation initiale (protection de plantes ne supportant pas le gel). Y sont rangés, en hiver, des palmiers centenaires, oliviers, orangers, lauriers roses, daturas, etc.

 

A la gauche de l’orangerie, une serre ancienne « quart de rond » est fortement dégradée.

 

A droite de l’orangerie, des ateliers terminent la composition.

Sur la porte de l’atelier un pictogramme « infirmerie » en allemand est peint et rappelle l’occupation 14/18. La date de construction de ces bâtiments est indéterminée (probablement postérieure à 1735 mais avant 1890 (?))

 

Le mur de séparation avec la terrasse troisième niveau, d’une hauteur de 2m50 est garni d’arbres fruitiers en espaliers.

 

 

  • Le troisième niveau de terrasse a été conservé à l’identique et planté d’une allée d‘arbres fruitiers. Ce troisième niveau est fermé par un mur de clôture de 3m00 de haut et plus de 100 mètre de long. Il se termine par une serre en quart de rond abritant une vigne centenaire.

 

 

  • Ce mur d’enceinte est percé par une ouverture, pourvue d’une grille de 8m00 de largeur à 3 travées dont deux fixes et la centrale à double ouvrant. Elle est construite en fonte travaillée et en acier. Sa datation est inconnue (probablement de la même époque que l’orangerie (?)

 

 

 

  • Derrière ce haut mur d’enceinte démarre un verger de +/- un demi-ha et un parc pourvu de nombreux arbres classés. Une entrée particulière, au nord du parc, rejoint l’avenue des Villas. Une grille, en acier à deux battants, y a été posée à une date indéterminée. Pendue sur deux pilastres de maçonnerie, elle est moins élaborée que la première.

 

 

  • Au Nord-Est du jardin du deuxième palier, s’ouvre un accès à l’ancienne basse-cour. A cet endroit, des éléments de bâtiments anciens subsistent. Des maçonneries de soutènement et des traces, sur les murs de l’atelier, laissent penser qu’une annexe faisait le lien entre le jardin et la basse-cour.

 

 

  • Sous les ateliers, des caves voûtées (d’une dizaine de mètre de longueur) servent encore de fruitier et de rangement. Son accès se fait à partir de la basse-cour.

 

 

  • Dans ce même bâtiment, attaché au corps de logis de la ferme, un local boulangerie avec un énorme four à pain subsiste.

 

 

  • L’ancienne basse-cour, simplement engazonnée et plantée de quelques fruitiers, est entièrement fermée par les bâtiments subsistant de l’incendie du 19ème siècle et les anciennes maçonneries extérieures des bâtiments qui n’ont pas été reconstruits

 

 

  • Un des murs est percé par une porte cochère dont la surélévation en pigeonnier (présent dans la gravure d’Harrewijn 1692) a disparu (probablement lors de l’incendie).

 

 

  • Au Nord de la cour, un petit pigeonnier pentagonal, sur deux niveaux a été réalisé au milieu du 19ème siècle, probablement après l’incendie de la ferme. Sa toiture est pyramidale. Pour l’instant elle est inoccupée et mérite qu’on s’y attarde par quelques travaux.

 

 

 

 

  • Seul un bâtiment de l’ancienne ferme, détruite par l’incendie du 19ème siècle, a été rénové dans les années suivantes. A la lecture de l’architecture, il est probable que tous les murs porteurs étaient restés en place.

 

  • Ce bâtiment est devenu le logement du fermier, puis du concierge lorsque la ferme a cessé ses activités. Ce bâtiment, totalement dénaturé, fort délabré puis abandonné dans les années 1960. Il a été entièrement rénové et remis dans son esthétique initiale en 2008.

 

 

Il est actuellement occupé par deux niveaux de bureaux.

 

 

  • La « grange » : initialement elle était un bâtiment d’habitation (les traces de fenêtre, de cave, de volets, ne laissaient que peu de doute à cette affectation supposée.

 

Elle a été transformée en grange après l’incendie du 19ème siècle . En 2012, dans un état de dégradation avancée, suite au risque de la voir s’effondrer par vétusté, elle a été entièrement rénovée et remise dans son affectation initiale de logement. Les baies obturées ont été rouvertes et les charpentes anciennes, conservées et mise en valeur.

 

 

 

  • Les écuries, donnant sur la basse-cour et sur la cour d’honneur, risquaient également de s’effondrer. Elles ont été reconstruites, en 2013, sur base des traces dans la pierre et des photos datant du début du 20ème siècle. Le sol pavé, les mangeoires en pierre bleue massive et les herses à foin, en fer forgé, ont été protégés. L’étage de ces écuries a été entièrement reconstruit à l’identique. Les charpentes anciennes ont été conservées et mise en valeur.

 

 

PHOTOS COMPLEMENTAIRES